Patrice Faubert

Le trafic des trafics

N'importe qui
Peut dire du mal ou du bien
Sur n'importe quoi
Sur n'importe qui
Cela est bien certain
Comme dans les sordides
Histoires de couples, ô tout candide
Rien n'étant vraiment vérifiable
De par soi-même, sondable
Du ressentiment
De la haine
De la diffamation
Des incompréhensions et frustrations
Toute une accumulation
L'on ne connaît, vraiment, rien des coulisses
Et en tous les domaines, c'est la même glisse
Il faut donc tout croire
Il faut donc tout boire
Car à moins
Et c'est pour le moins
D'avoir vécu ou de vivre la chose
Toute vérification met sur pause
Un peu comme l'Histoire
Et aussi, des petites histoires
Et aussi, des grandes histoires
Il faut donc tout croire
Il faut donc tout boire
Tout étant une affaire
Voilà pourquoi, c'est si précaire
D'appréciation
D'interprétation
Appréciation de l'interprétation
L'interprétation de l'appréciation !
Tout ce qui se passe
C'est du pile ou face
Histoire de l'affabulation
L'affabulation de l'Histoire
Car finalement, pour tout évènement
Nous n'y étions pas, forcément
Et qui l'eut cru
Nous tomberions des nues
Si toute réalité, nous la savions, nous l'avions su !
Mais nous sommes, avant tout
Mais nous sommes malgré tout
Et même malgré nous
Et donc surtout
Ce que nous consommons
Comme les transports maritimes
Une effroyable source de pollution
Vêtements, nourriture, objets divers
Des paquebots sur toute la Terre
Tout un marché de l'horreur
L'horreur de tout marché
Et même sur les espèces menacées
Une espèce disparaissant toutes les huit minutes
On nous le dit, et puis après, zut
Et c'est le pangolin
Pour ses écailles, ébouillanté, c'est cruellement crétin
Et c'est le concombre de mer
Pourtant utile jardinier de la mer
Avec des légendes associées, qui en font la cherté
Toujours en relation avec la rareté
Avec du lucre assermenté, au tout braconnier !
Trafic du fric
Fric du trafic
Trafic de drogue
Trafic de femmes
Trafic des âmes
Trafic de l'économie
L'économie du trafic
Trafic animal
Trafic électoral
Trafic médical
Trafic routier
Trafic ferroviaire
Trafic de tous les trafics
Fermes géantes de concentration animale
Usines géantes d'extermination animale
De part notre consommation
De tous les trafics, plus ou moins, nous participons
De tous les trafics, plus ou moins, nous collaborons
Le trafic des métiers
Du manutentionnaire, de l'ouvrier spécialisé
Et même l'ouvrier qualifié
Au plus c'est dur, plus c'est mal payé
De quoi, faire grève, toute l'année
Femme ou homme de ménage, grande pénibilité
Et je ne peux, beaucoup, qu'en oublier
Comme dans les hôpitaux, il y faut un moral d'acier
Et à l'inverse, plus un métier est bien rémunéré
Plus c'est gratifiant, pratique pour y fainéanter
Et surtout pour y être respecté et admiré
Mais les vrais flemmards, c'est assez évident
Sont en haut des hiérarchies, c'est épatant
Cela pullule surtout, dans tous les gouvernements !
 
Patrice Faubert ( 2020 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway index "
 
 

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Published on e-Stories.org on 01/03/2020.

 

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