Patrice Faubert

La compassion du roboratif

Le monde
Est comme une entité
Avec des répliques
Avec des suppliques
Sans cesse répétées
Sans cesse imitées
Sans cesse violentées
De la dépression
De la récession
Les cerveaux du monde
Le monde des cerveaux
Mais
Tout dépend
De ce que l'on y a mis dedans
Mais
Tout dépend
De ce que l'on y met dedans
Tout dépend
Du dépend en fonction du dépend
Car
Même avec de la plasticité
Tout peut, nonobstant, vite, s'y détériorer
Certes
Tout est en fonction
De ce que l'on vit
Mais
Sur une journée de vingt quatre heures
Chaque homme est son propre acteur
Chaque homme est son propre public
Chaque femme est sa propre actrice
Chaque femme est son propre public
Il n'y est jamais, vraiment, seul, sur scène
Elle n'y est jamais, vraiment, seule, sur scène
Avec pour lui, avec pour elle
De la réaction en chaîne !
Voilà encore du peu roboratif
Mais l'exhalaison du malheur
Ne peut générer que de l'excessif
Et même
Avec la publicitaire recherche du bonheur
La compassion ne peut exister
Ou alors, dans l'autre, pouvoir s'incarner
Ressentir, toute souffrance, ainsi
Ressentir, toute démence, ainsi
Ressentir, toute détresse, ainsi
Ressentir, toute violence, ainsi
Ressentir, toute maladie, ainsi
Mais alors, justement
Et voilà qui ne ment
Il n'y aurait plus
Aucune souffrance
Il n'y aurait plus
Aucune démence
Il n'y aurait plus
Aucune détresse
Il n'y aurait plus
Aucune maladie
Et c'est encore par égoïsme
Que chaque être humain verse dans l'altruisme
Ce qui pourrait éviter
Mais, malgré tout, ne peut l'empêcher
Chaque année, cent mille animaux abandonnés
En France, et un record en Europe
Déjà, à l'entendement, c'est un choc
En tout, tout est une continuation
De l'obusite de 14/18 au TSPT
Du stress ou syndrome post-traumatique
De la guerre, du travail, des relations !
Des contractures psychiques
Des contractures psychologiques
De la désastreuse gestion économique
Ainsi
Du réseau d'eau potable en France
Avec quatre pour cent
Des canalisations en amiante/ciment
Quarante mille kilomètres de tuyaux, édifiant
Des cancers divers
Des maladies de la société délétère
Comme il faut bien le déplorer
Des suicidés et des sacrifiés, de la société
Femmes, hommes, enfants, que l'on ne peut dissocier
Et dans la prison de telle ou telle situation
N'importe qui réagirait de la même façon
Et pourtant, nous culpabilisons et nous jugeons
Et oui, cela, nous l'osons !
Certes
Que 14/18, avec une moindre alcoolisation
Cinq litres de vin, par jour, par soldat, pour l'habituation
Quand il fallut
Quand il faut
Oublier, accepter
Toutes les atrocités
En temps de guerre
Guerre de paix, paix de guerre
D'une innovation l'autre
D'une gratification l'autre
C'est toujours, d'une forme l'autre, la guerre
Quelque part, automne, printemps, été, hiver
Comme une stimulation électrique
De circuits neuronaux frénétiques
Stimulation cérébrale profonde
Chirurgie éveillée du conditionnement
Mais là, ni tumeurs, ni Parkinson
Mais de l'informationnel encodage qui nous sonne !
 
Patrice Faubert ( 2021 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur ( http://www.hiway-glk.fr/ )
 

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Published on e-Stories.org on 12/13/2021.

 

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