Patrice Faubert

L'anoxie du système technicien

Des retrouvailles
De la joie et du aïe, aïe, aïe
Car c'est comme une consomption
Tant d'années après, comme une invalidation
Il faut se donner à fond
Cela galvanise
Cela épuise
Heureusement, cela revitalise
Mais, retourner dans son passé
N'est jamais vraiment sans danger
Car
Il y a toutes les blessures du passé
Qu'à l'ancien, il est difficile de narrer
La saveur d'une certaine douleur
La douleur d'une certaine saveur
Et puis
Tout individu est indéfinissable
Toute situation est indéfinissable, inextricable
Ou alors, il faudrait être lui
Ou alors, il faudrait être elle
Et encore
Toute vraie compréhension, dort
Quand, il n'y a d'ailleurs, ni faible, ni fort
Mais, la vie qui s'amuse de nous
Mais, la vie qui se fiche de nous
Et que vivons-nous ?
Et qui sommes-nous ?
Et qui êtes-vous ?
Et que vivez-vous ?
Quand
L'on ne comprend plus rien à rien
Quand
Tout est devenu comme rien
Ainsi
Je suis votre fou
Vous êtes mon fou
Tu es ma folle
Je suis ton fou
Il est son fou
Elle est sa folle
Société comme un hôpital psychiatrique, aucun bémol
Nous en sommes comme l'adage
Nous en sommes comme le naufrage
Comme très jadis, pour le paquebot l'Afrique
Le 12 janvier 1920, 5440 tonnes
Cent vingt mètres de long, de l'avarie qui détonne
602 passagers, 568 disparus ou noyés
Quelques femmes et enfants à ne pas zapper
Et aussi, 192 tirailleurs sénégalais, trop vite effacés
Quand une cargaison sent le colon
Rien d'espatrouillant
Rien de bandant
C'est pas de la jarretelle, du bas, du collant
Mais la femme s'habille en homme, c'est attristant
Et donc, de toutes les catastrophes oubliées
Surtout, des guerres, des génocides,au tout renié
Avec toute
Une fausse dépossession du colonialisme
Du colonialisme en fausse dépossession
Sans compter la colonisation
Des corps et des esprits par la marchandisation
Avec des préjugés acquis en mentalisation
Ainsi, de certains animaux non-humains
Tout préjugé étant un vilain !
L'ours, le serpent, le crapaud
La grenouille, le loup, le corbeau
Cependant
Bien plus humain
Que le prétendu humain
La biodiversité est devenue, depuis longtemps, du musée
La biodiversité c'est de la télé
Avec même, à 172 mètres de fond
Des récifs coralliens, en sursis d'expectation
Toute une prostitution
D'un système marchand et technicien
Tout doit y être une anoxie conforme, en impur
En musique, en science, en littérature
Des loisirs, des divertissements, toute une confiture
Comme tout devenant une statistique
Comme tout devenant une probabilité méphitique
Ainsi, en France
Et toutes les deux minutes
Comme un dépit de bon sens
Hop, un accident, la voiture en rut
Au tout abattoir
Mais personne pour le croire
D'un abattoir l'autre
Abattoirs humains, du passé, le stalinisme
Abattoirs humains, du passé, l'hitlérisme
Abattoirs non-humains, le capitalisme
Ceux d'aujourd'hui, présentant mieux ou bien
Surtout pour les animaux non-humains
D'une façon différente, nonobstant, pour les animaux humains
Le capital est hypocrite et faussement câlin
Avec le système technicien en pâmoison
Quand nos jours à sous-vivre, nous comptons
Elles commencent à manquer, les munitions
Elles commencent à paniquer, les prévisions !
 
Patrice Faubert ( 2022 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur ( http://www.hiway-glk.fr/ )
 

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Published on e-Stories.org on 02/13/2022.

 

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